Le 04 juillet 1971, il fit une démonstration au centre ville, à l'occasion des fêtes commémoratives de l'indépendance. L'acteur et metteur en scène Tom LAUGHLIN assista à cette prestation. Il fut tellement impressionné qu'il décida d'inclure des séquences de combats de Hapkido dans son prochain film. Il pratiqua durant huit mois sous la direction de HAN. Celui-ci accepta d'assurer la "chorégraphie" des scènes de combat du film " Billy Jack ". C'est l'histoire d'un vétéran du Viet Nam, " Billy Jack ", ancien béret vert, qui a été initié à un art coréen pouvant provoquer la mort, le Hapkido. Mélange d'origines américo-indienne et caucasienne, " Billy Jack " était retourné dans sa réserve à la fin de son service. Les habitants des villages alentour manifestaient beaucoup d'hostilité, et parfois s'en prenait physiquement aux Indiens. Le film, d'une durée de deux heures, ne comportait qu'une dizaine de minutes de scènes de combat, mais elles étaient particulièrement réalistes et bien exécutées. Ce film fut considéré comme un des plus grands succès de l'année 1971.
Peu de temps après la sortie de ce film, " Black Belt Magazine " (à l'époque la plus prestigieuse des revues d'arts martiaux aux USA) fit savoir qu'elle avait reçu de nombreuses questions de la part de lecteurs, relatives à l'identité de l'acteur et aux endroits où il était possible de pratiquer le Hapkido. On peut sans crainte affirmer que sans HAN Bong Soo et " Billy Jack ", le Hapkido n'aurait pas connu la même popularité aux USA, popularité qui perdure aujourd'hui. Le film mettait en exergue la philosophie fondamentale du pratiquant d'arts martiaux, qui n'utilise son art que pour assurer sa propre défense ou celle d'autrui.
HAN devint connu des milieux du cinéma d'Hollywood et il fut employé en tant que conseiller technique pour la réalisation de nombreux longs métrages, dont " Cléopatre ", " Shanks ", " Trial of Billy Jack ", et " Kentucky fried movie ". L'humilité naturelle de HAN , ses innombrables connaissances théoriques et philosophiques, son aptitude au combat, ont contribué à sa grande popularité dans le milieu des arts martiaux. De nombreux pratiquants avancés d'autres styles ont déménagé à Los Angeles pour pratiquer le Hapkido sous la conduite de HAN. Pour lui, le c½ur de la pratique du Hapkido était d'éviter les formes les plus habituelles du combat. Il insistait pour que les pratiquants ne s'exposent pas au choc frontal des coups, mais au contraire parent leur impact par des mouvements circulaires. Pour lui, le Hapkido ne pouvait pas se pratiquer dans le cadre de tournois, car lors de chaque attaque des coups réels sont portés de toute force, ce qui rendrait la compétition très dangereuse.
HAN a écrit un livre sur le Hapkido. Il fut publié par " Black Belt Magazine ". Il a également rédigé de nombreux articles sur le Hapkido, destinés à l'information de la communauté des pratiquants. Il est le président de " l' International Hapkido Association ", dont le siège est établi à Santa Monica (Californie).
KWON Tae Man, s'il fut un des amis les plus proches de HAN Bong Soo, a également pratiqué sous la direction de JI Han Jae. Il participe toujours aux travaux de l'Association, et est devenu un technicien de haut niveau; KWON a animé pendant plusieurs années une école dans la ville de Buchun, à proximité de Séoul. Il dirige une école florissante à Los Angeles et il est fréquemment décrit comme un des pionniers de l'Hapkido.